retour de wagner, liszt, beaudelaire

wagner…et liszt…artiste et philosophe raconte par beaudelaire
 
le lecteur comprendra tout a l »heure pourquoi je
souligne ces passages . je prends le livre de
liszt ,et je l’ouvre a la page ou l’imagination de
l’illustre pianiste (qui est un artiste philosophe)
traduit a sa maniere le mme morceau:
"cette introduction renferme et revele l’element my-
-stique, toujours present et toujours cache dans la piece
pour nous apprendre l’inarrable  puissance de ce
secret,wagner nous montre la beaute de l’inefable
du sanctuaire ,habite par un dieu qui venge les opprimes
et ne demande qu’amour et foi a ses fideles .il nous
initie au st graal ;il fait miroiter a nos yeux le temple
de bois incorrupible,aux murs odorants,aux portes
d’or,aux solives d’asbeste ,aux colonnes d’opale ,aux
parois de cymophane ,dont les splendides portiques ne
sont approches que de ceux qui ont le coeur eleve et
les mains pures .il ne nous le fait point apercevoir dans
son imposante et reelle structure ,mais comme mena-
-geant nos faibles sens ,il nous le montre d’abord reflete
dans qque onde azuree ou reproduit par quelque
nuage irise.
"c’est au commencement une large nappe dormante
de melodie ,un ether vaporeux qui s’etend ,pour que le
tableau sacre s’y dessine a nos yeux de profane s; effet
exclusivement confies aux violons ,divises en huit pupitres
differents, qui ,apres plusieurs mesures de sons har-
-moniques ,continuent dans les plus hautes notes de leurs
registres.le motif est ensuite repris par les instruments
a vent les plus doux;les cors et les bassons ,
en s’y joignant ,preparent l’entree des trompettes et des
trombones,qui repetent :la melodie pour la quatrieme
fois,avec un eclat eblouissant de coloris ,comme si dans
cet instant unique l’edifice  saint avait brille devant nos
 regards aveugles ,dans toute sa magnificence lumineuse
et radiante.mais le vif etincellement ,amene par degres
a cette intensite de rayonnement solaire ,s’eteint avec
rapidite ,comme une lueur celeste .la transparente
vapeur des nuees se referme ,la vision disparait peu a peu
dans le mme diapre au milieu duquel elle est apparue,
et le morceau se termine par les premieres six mesures
devenues plus etherees encore.son caractere d’ideale
mysticite  est surtout rendu sensible par le pianissimo
toujours conserve dans l’orchestre ,et qu’interrompt
a peinele court moment ou les ciuvres font respendir
les merveilleuses lignes du seul motif de cette introduction.
telle est l’image qui, a l’audition de ce sublime adagio ,
se presente d’abord a nos sens emus."
 
richard wagner et tannhauser a paris (a bientot)
 
 
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