rentrons en poésie…avec …francis ponge…(un cageot…c’est lui…) et cet autre … ob-jeu…la cheminée d’usine…

la cheminée d’usine

 
 
 
1…par ce beau stylo neuf s’erigeant immobile à partir
d’un chose de maints petits carnets,bouche bée en
l’azur ,bien avant d’ecrire,a d’obscures questions
haute issue est donnée.
proposons-la tout droit aux faubourgs de l’esprit,
telle qu’un beau matinje m’y trouvai sensible,
point d’interrogation là-dessus.
 
 
 
2…nul ne sait si la notion de cheminéed’usine souhaite
ou non penetrerun peu profondement dans l’esprit
ou le coeur de l’homme,car,à la difference de la
flèche d’eglise par exemple,elle n’est pas faite pour
cela.
pourtant elle y parvient,voici de quelle façon.
 
 
 
3…quel merveilleux attrait pour un quartier, me dis-je
un jour, que de compter une a plusieurs de ces jeunes
personnes!
( il est de fait qu’a notre époque aucune n’est encore
bien agée.)
les somnités gracieuses!s’il en fut.
fut;il jamais constructions plus hautes montrant
moins de fatuité.plus innocemment,plus tranquill-
ment altieres .plus finement penetrantes aussi.
comme l’aiguille d’une piqure bien faite,qui ne fait
pas mal.
comme ces jeunes filles,epees charmantes,blessantes
au possible,dont on s’aperçoit qu’on meurt quand
elles ont profondement penetre en vous.
j’ai ete percé d’amour par l’une d’elles,haut baguée.
o crayon terminé par une bague!
quoi de plus ravissant que ses simples filles,longues
et fines,mais bien rondes pourtant,au mollet de briques
roses bien tourné,qui,trés haut dans le ciel,murmurent
du coin de la bouche,comme les figures de rébus,
quelque nuage nacré.
quel élégant souci de réserver au ciel les fumées d’un
travail a ras de terre,voire d’un feu souterrain!
oui,c’est trés haut dans le ciel que tu laches ton
nuage,ton souci ,ton effusion…
 
 
 
4…tu tiens dans ton carquois ,long etui à vertus,paral-
léles en toi,brillantes comme aiguilles,à la fois de la
flute et de la jolie jambe,de la plus haute et la plus
mince tour,de la lunette astrologique et du styloà
plume rentrée,-terminé alors par un meat des plus
touchants:comme la bouche muette des poissons,
ou celle,plus minuscule encore d’ou s’échappe le sperme
(lui aussi,simple flocon nacré).
mais je m’en aperçois a ce que je viens de dire:au
risque de terminer ce texte par une pointe (pourtant,
c’est le contraire),manifestement,pour t’imiter mieux
je dois rentrer la plume de mon stylo…
 
 
 
5…cette fable ,entre autres,signifie que:
tandis que les fléches par quoi se terminent encore
la plupart des belles constructions ideologiques ne
m’atteigent plus,
pénétrent au contraire profondément dans mon
esprit et dans mon coeur,
les postulations les plus simples,les plus naives,
qui ne sont pas faites pour cela.
 
 
 
6…les forges de l’esprit fonctionnent nuit et jour,
n’importe quoi s’y fabrique.
pour d’obscures qu’n soient les emanations,
ou parfois vaporeuses,
par un stylo bien droit
leur cheminement est le meme:
volute pres volute
a leur dissipation hautement econduitees,
qu’en fin par le vent seul la question soit traitée!
 
 
 
bonne nuit..
 
 
 
a bientot…
 
 
 
philippe…
ps:les enjeux de ce texte :le parti pris des choses.ponge et son cheminement sur les choses.se refuse a la poesie subjective.prend conscience et s’entoure d’objets et d’elements,mais reste opaque et ne les prends pas pour des sujets de poesie;il prend la partie des choses tout en leur donnant la parole.voir aussi une autre perception du monde;voir l’objet le plus humble(le cageot)l’huitre ,la crevette ect…il ne parle pas de l’homme.mais de l’objet,il en fait un jeu d’ou ob-jeu,choix isolérencontre entre l’objet et lui.le choix est pour nous innattendu;concret de par son opacité,voir le spirituelen lui;la spiritualité doit penetrer dans la matiere;matieres,briques rouges,la fumée;par la reproductionl’ob-je/ou objet;comme un sculpteur;l’objet choisi par analogie.a quoi me fait-il penser;le poete va lui donner la parole.toujours l’exemple par analogiqie aussi avec les moyens qui sont les siens ,tels que personnification,multiplication,aspect physique,moraux,bouches,fines jambes portrait moral,la comparaison avec une aiguille,la comparaison avec une aiguille,les deux pids,crayonpuis vers quatre qui se transforme en diane chasseresse:fleche de diane;il va plus loin que l’analogie,pour rendre plus lisible l’objet,c’est par le jeu de l’esprit…a plus
 
 
 
 
 
 
 
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2 commentaires pour rentrons en poésie…avec …francis ponge…(un cageot…c’est lui…) et cet autre … ob-jeu…la cheminée d’usine…

  1. Jin dit :

    Bonsoir,la chine a bcp de cultures comme la France,surtout la cuisine chinoise. Et chaque ville est differente. La vie en Chine est plus animé que la France je pense. c’est mieux si vous pouvez aller en Chine un jour. Par contre;la valeur de l’art moderne de la peinture chinoise augemente tres vite maintenant. Je vais vous presenter plus petit a petit. Merci de votre message.

  2. MOI dit :

    un petit coucou biz a +

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