faisons une réflexion sur ce que peut etre notre culture..en france

Proposition pour la Culture

11 avr. 2008

Les militants et sympathisants ayant rédigé cette contribution, ont placé leurs travaux dans l’optique définie par Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle sur la nécessité d’investir massivement dans l’innovation, la recherche, l’éducation et bien sûr la culture*.

 

Si la place de la culture est primordiale dans un projet de société, il est important de souligner qu’elle est aujourd’hui en Europe, créatrice d’emplois.

créons…,créons…,créons

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Nous avons travaillé à partir des expériences menées dans d’autres pays mais aussi des collectivités territoriales françaises qui ont mis en œuvre avec succès des démarches similaires, pour exemples : la Finlande ou l’Allemagne pour l’école, le Brésil pour le financement de la Culture ou en France à Grenoble, Montpellier, Rennes ou Nantes.

 

Nos propositions ne sont pas utopiques, elles sont réalistes, concrètes et réalisables.

réalisons…,réalisons…,réalisons…

 

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Nos propositions s’inscrivent enfin quant à leur financement dans le cadre plus global d’une réflexion sur le rôle politique que doit jouer la fiscalité, cette fameuse révolution fiscale souhaitée par les socialistes.

 

La culture est essentielle pour chacun de nos concitoyens car :

 

·         elle participe à la construction des individus,

cette possibilité…qui est en nous…ouvrons nous

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·         elle favorise leur épanouissement, leur émancipation,

·         elle en fait des citoyens actifs dans la société dans laquelle ils vivent, pour mieux la comprendre et la transformer.

 
D’autre part, la culture est indispensable pour la société car :
 

·         elle encourage l’innovation et la création,

·         elle développe l’esprit de recherche dans tous les domaines,

·         elle tisse un lien social,

·         elle favorise une ouverture sur le monde contemporain

·         elle réinvestit la question fondamentale de la parité homme/femme.

la création…n’a pas de …sexe

 

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n’est ni rond ,ni carré…elle n’a pas de visage 

Elle favorise l’égalité des chances dès le plus jeune âge dans le cadre de l’école publique, laïque et obligatoire et réduit les inégalités. Elle est un facteur de réussite et d’intégration sociale.

 

La culture doit s’adresser à tous et partout, que l’on habite à Paris ou en Province, dans une zone urbaine ou une zone rurale, en banlieue ou en plein cœur d’une ville, que l’on fasse partie des classes défavorisées ou d’un milieu aisé.

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C’est pourquoi, nous avons réfléchi en partant de l’école, fait des constats et surtout élaboré des propositions concrètes dans 2 notes :

l’art…et…la culture…sont intimement liés

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·         l’une sur l’Education artistique et culturelle de l’école à l’université,

·         l’autre sur le financement de la Culture au moyen d’une politique de défiscalisation, créatrice d’emploi culturel.

 

* La culture est entendue dans son acception la plus large, recouvrant à la fois les arts, la littérature, les sciences et techniques et le sport.

 

 
 
POUR UNE NOUVELLE ÉDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE,
DE L’ÉCOLE A L’UNIVERSITÉ
 

1.      De la maternelle à l’université : un temps scolaire radicalement différent

2.      Pour l’éducation artistique et culturelle : de nouvelles équipes

3.      Un statut et une rémunération pour les intervenants artistiques et culturels

4.      Une autre évaluation des élèves

5.      Une politique voulue, impulsée et financée par l’Etat et les collectivités territoriales

ne mettons pas en retard ce qui est possible…

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maintenant

 
 

Dans l’école que nous imaginons demain, la présence de l’art et de la culture est quotidienne, obligatoire, conduite en partenariat, par les enseignants et des artistes rémunérés par l’Etat et les collectivités territoriales.

Le matin est consacré aux enseignements théoriques et l’après midi à l’art et à la culture, le tout pensé dans un projet éducatif global associant les enseignants et les artistes.

 

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 1. De la maternelle à l’université : un temps scolaire radicalement différent

 

L’éducation artistique et culturelle est quotidienne.

 

La culture artistique, littéraire, scientifique et technique, mais aussi le sport qui en fait partie, sont intégrés au temps scolaire.

 

Elle est obligatoire au même titre que les enseignements théoriques (français ou mathématiques).

 

Elle joue un rôle essentiel dans le développement et l’épanouissement des enfants car elle est intimement liée à l’apprentissage de la langue qu’elle complète, et des sciences qu’elle concrétise.

 

Elle permet à chaque élève de mieux saisir chaque enseignement par une application porteuse de sens.

 

L’expérience déjà tentée d’ateliers ponctuels (classes APAC) ou de projets tels que la classe Louvre du lycée Bergson, prouve à quel point les élèves sont réceptifs et apprennent plus profondément de cette manière.

L’éducation artistique et culturelle doit devenir un droit et une réalité pour les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Il est nécessaire de la généraliser au titre d’enseignement fondamental au sein des programmes scolaires et universitaires ainsi que dans les modes de transmission des savoirs.

Pour l’enseignement des arts et la culture, il est nécessaire de concilier :

 

·         l’acquisition de fondamentaux (savoirs),

·         l’apprentissage des techniques et des « manières » (savoirs faire),

·         et l’éducation à l’art, la relation à l’œuvre, à l’artiste, aux autres (savoir être).

voici les éléments essentiels

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avoir et l’etre 

 

Le temps scolaire qui lui est consacré est de 2 heures par jour depuis la maternelle jusqu’à l’université.

 

Afin de favoriser une ouverture sur le monde, il est essentiel de consacrer un temps, une fois par semaine à une sortie culturelle ou à une intervention artistique au sein de l’école.

 

Aller vers les œuvres, sortir de l’école, créer les conditions de la rencontre dans les musées, cinémas, ateliers, laboratoires, sur les lieux mêmes de la création avec leurs artistes, créer les possibilités de la surprise, est complémentaire de l’éducation artistique à l’école.

 

 

 

 

L’aménagement du temps scolaire est le suivant :

 

Dès l’école maternelle et primaire, puis au collège et au lycée, l’éducation artistique et culturelle concrétise et complète les apprentissages théoriques.

 
Par exemple :
 

·         un enseignement de photographie d’art complète un enseignement théorique de sciences physiques,

·         un enseignement d’histoire de l’art complète un enseignement d’histoire autour d’une époque donnée,

·         un enseignement relatif à l’écriture développe les enseignements théoriques de grammaire et français.

 

Si pour des raisons d’organisation du temps scolaire, les enseignements théoriques ont lieu le matin et l’éducation artistique et culturelle l’après midi, ils sont intimement liés et complémentaires.

 

À l’université, l’éducation artistique et culturelle est également intégrée aux programmes avec une pratique quotidienne mais aussi l’instauration de la gratuité d’accès aux lieux de création, d’exposition et de représentation.

 

Elle doit préparer l’individu, quelles que soient les études qu’il choisisse, à une présence du monde artistique et culturel tout au long de sa vie d’adulte.

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Des espaces nouvellement créés sont entièrement destinés à l’éducation et aux pratiques artistiques avec des salles de répétition, de spectacle, de projection, des ateliers et des laboratoires. Ils font partie des écoles, collèges, lycées et universités comme il existe des gymnases pour les activités sportives.

 

2. Pour l’éducation artistique et culturelle : de nouvelles équipes

 

De nouvelles équipes composées chacune, d’un ou plusieurs enseignants, artistes et professionnels de la culture, sont réunies et associées autour d’un même projet.

Ces équipes sont porteuses d’un projet éducatif formalisé au moyen d’un contrat.

 

La collaboration entre les différents acteurs du projet éducatif est déterminante.

 

À l’origine de la collaboration entre un artiste, un professionnel de la culture et l’école : lamotivation et le volontariat.

Ces nouveaux intervenants ont une double compétence, artistique et culturelle, et pédagogique.

 

Ils sont recrutés par des collèges regroupant :

 

·         Des personnels de l’Education Nationale : inspecteurs, responsables d’établissement, enseignants, conseillers pédagogiques, psychologues scolaires,

·         Des personnels du ministère de la culture ou d’autres ministères,

·         Des pairs (artistes),

·         Des professionnels du monde de l’art et de la culture : conservateurs de musées, directeurs de théâtre, de cinéma, responsables d’institutions culturelles, etc.

 

Ils sont choisis en fonction de critères de compétences objectifs :

 

·         Etudes en rapport et/ou pratique d’un métier artistique ou culturel,

·         Exercice d’une activité artistique ou culturelle de manière constante,

·         Reconnaissance professionnelle par leurs pairs sur la base de leur activité de création et de la représentation de leurs œuvres,

mettre au service cette technique par toutes les couches de la population

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créer cet éveil permanent du plus grand jusqu’au petit 

·         Qualités pédagogiques, de médiation artistique et culturelle,

·         Capacité à travailler en équipe,

·         Capacité à mener un projet.

 

Ils sont missionnés par l’Etat pour assurer le caractère obligatoire des disciplines artistiques et culturelles.

 

En raison de leur double activité, précisément garante de la pertinence et vitalité de leur engagement à l’école, ils assument ces responsabilités à temps partiels.

 
 

3. Un statut et une rémunération pour les intervenants artistiques et culturels

 

Les artistes et professionnels de la culture sont rémunérés en tant qu’intervenant tout en conservant leur statut initial, soit d’étudiants, soit de salariés, soit d’indépendants, tels que les photographes, plasticiens ou auteurs, soit d’indemnisés.

 

La rémunération sous forme de salaire est la condition sine qua non de la reconnaissance du statut de l’intervenant artistique.

 

Toutefois, le principe de donnant-donnant pourrait s’appliquer de la manière suivante pour ceux qui le souhaitent :

 

·         Si l’intervenant est étudiant par l’octroi d’une bourse comme cela se fait actuellement pour les surveillants des écoles, collèges et lycées

·         Si l’intervenant est salarié par des récupérations de temps de travail, supplémentaires. Le salaire des intervenants détachés doit être reversé par l’Etat aux entreprises concernées.

·         S’il est préretraité ou pouvant prétendre à ses droits à la retraite, par des bonus de points d’annuités

 

Afin d’assurer une juste répartition des interventions artistiques et culturelles, le nombre d’heures attribuées à chaque intervenant ne peut dépasser la durée légale du travail, en prenant en compte son autre activité artistique et/ou professionnelle.

4. Une autre évaluation des élèves

une critique constructive doit exister… 

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L’éducation artistique et culturelle n’est pas notée ni sanctionnée de manière traditionnelle, afin de permettre une approche libérée des contraintes, un souffle dans le temps scolaire.

 

Elle fait l’objet d’une évaluation adaptée dans la progression de la pratique par l’équipe pédagogique.

 
Elle repose sur deux grands axes :
 

·         l’expérimentation dans un temps donné du processus decréation et de la production   artistiques : l’intention, le propos, l’élaboration du contenu et de la forme, 

·         l’éducation à la vie en société à travers l’échange, l’exposition au regard de l’autre, l’écoute des autres, favorisant le dialogue et la tolérance.

 
 

5. Une politique voulue, impulsée et financée par l’Etat et les collectivités territoriales

 

Les enseignements relatifs à l’art et la culture, les projets qui en découlent, différents selon les établissements, sont néanmoins inscrits dans un programme validé et reconnu par l’Etat (ministère de l’Education Nationale et le ministère de La Culture) et les collectivités territoriales.

 

 

   

L’impulsion et le financement de l’éducation artistique et culturelle à l’école relève de la responsabilité conjointe de l’Etat et des collectivités territoriales.

 

L’Etat intervient au niveau du financement des postes d’intervenants et de la formation continue des enseignants.

 

Les collectivités territoriales favorisent les moyens de mise en œuvre de l’éducation artistique et culturelle :

 

·         gratuité de l’accès aux lieux d’exposition ou de représentation,

·         gratuité des transports,

·         prise en charge de personnels d’accompagnement.

 

Les partenaires de l’école (associations, parents) participent et accompagnent les projets.

 

Comme cela se fait dans certaines régions, les collectivités territoriales peuvent mettre en place au niveau des écoles, collèges et lycées, des budgets participatifs associant les enseignants et les éléves

CIMG3203CIMG3203…a bientôt…   rodinscot

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