la nature…à connaître… tout simplement

 

Préparez vous et planifiez votre circuit

POUR PARTIR;;;EN TOUTE CONFIANCE;;;

 

PARTEZ;;;TRANQUILLE

Estimez la durée de votre randonnée et prévoyez le temps qu’il fera

 

 Il faut savoir que la marche en montagne est plus lente que la marche sur le plat. Si vous marchez d’un bon pas à une vitesse d’environ 6 km/h et que vous voulez parcourir 12 km sur le plat, il faut prévoir environ deux heures de marche. Mais, en montagne, les calculs sont différents (on parle ici d’une personne moyennement en forme). Vous devez prévoir 20 minutes de marche par kilomètre, plus un autre 20 minutes par tranche de 250 mètres de dénivelé (le dénivelé est indiqué sur la carte du sentier que vous vous êtes procurée). Prévoyez aussi des périodes d’arrêt pour manger, vous reposer ou contempler le paysage. Bref, un parcours de 12 km sur le plat qui dure deux heures peut donc être deux fois plus long s’il est fait en montagne. Renseignez-vous aussi sur l’heure de coucher du soleil et la météo afin de prévoir des vêtements plus chauds au moment où le soleil commencera à baisser ou des vêtements de pluie si la météo en prévoit. Si vous gravissez un haut sommet, sachez aussi qu’il fait souvent plus froid et qu’il vente plus fort en haut qu’en bas

Ayez conscience de vos limites et de celles des personnes qui vous accompagnent. Assurez-vous de savoir comment utiliser une boussole.

Procurez-vous une bonne carte topographique de la région que vous avez l’intention de visiter et veillez toujours à ce que quelqu’un soit au courant de votre destination. S’il n’y a personne dans les environs, laissez une note dans votre maison, chalet, caravane, tente ou voiture. Inscrivez-y la date, l’heure de votre départ, le nombre de personnes qui vous accompagnent, la direction dans laquelle vous partez, ainsi que l’heure approximative de votre retour.

 

Équipement

-  Veillez à ce que tout votre équipement soit en bon état et sachez comment vous en servir.

Habillement

Portez les vêtements et les chaussures appropriés au terrain et aux conditions climatiques que vous rencontrerez. Ayez toujours un couvre tête à portée de la main. Si le temps se gâte, vous devrez conserver votre chaleur corporelle. Or, c’est par la tête que le corps perd le plus de chaleur. Rappelez-vous que les conditions climatiques peuvent changer subitement.

 

Prise d’empreintes des pieds

Il est sage de prendre les empreintes des chaussures des excursionnistes avant de partir. Pour ce faire, demandez à tout le monde de se chausser et de se placer les pieds à tour de rôle, sur une feuille de papier aluminium posée sur une couverture ou une serviette pliée. Prenez aussi l’empreinte de chaque paire de chaussures que les excursionnistes apporteront, et identifiez chaque feuille. Si un excursionniste se perd, les chercheurs pourront reconnaître ses empreintes dans la zone où s’effectueront les recherches. Les empreintes donneront aussi aux chercheurs un indice de la direction dans laquelle s’est dirigée la personn

Sacs à ordures

Les sacs à ordures, peu encombrants et faciles à transporter, peuvent protéger adultes comme enfants de l’hypothermie. Faites un trou pour la tête au fond du sac. Le sac vous permettra de conserver votre chaleur corporelle et de rester au sec par temps froid ou humide. Les sacs de couleur orangée ou jaune sont préférables ; les chercheurs pourront vous repérer plus facilement si vous vous perdez dans une forêt très dense. Veillez à ce que les tous les excursionnistes sachent bien comment porter les sacs à ordures pour se protéger.

Surveillance mutuelle ou « système du copain »

Dans la mesure du possible, ne partez jamais seul en camping, en randonnée (pédestre, de ski de fond ou de raquette), à la chasse, à la pêche …. Adultes ou enfants, nous sommes beaucoup plus en sécurité lorsque nous avons de la compagnie.

Mesures de précaution

Vêtements en laine ou en coton ?

Les vêtements en coton conviennent parfaitement au temps chaud et sec. Les vêtements de laine conviennent mieux aux climats humides ou froids car ils retiennent la chaleur même lorsqu’ils sont mouillés. Les vêtements en coton comme les jeans, sont tout à fait inutiles lorsqu’ils sont mouillés et accélèrent même la perte de chaleur corporelle. En effet, la perte de chaleur peut être jusqu’à 200 fois plus rapide qu’avec des vêtements en coton secs.

       
ce noir et blanc et sa couleur
envoyé par rodinscot

FeU Faites des feux sur le sable, la terre ou le gravier. Restez toujours près du feu et assurez-vous qu’il est éteint lorsque vous partez.

Plantes vénéneuses

Apprenez à reconnaître les plantes vénéneuses telles que l’herbe à puce et le chêne vénéneux (autrement appelé sumac). Utilisez de l’eau et du savon fort, puis de l’alcool à friction si vous avez été exposé à une plante vénéneuse. Il existe aussi des lotions disponibles en pharmacie.

 

Fixez des limites

Familiarisez les enfants avec le terrain de camping. Montrez-leur où ils peuvent aller et où ils ne doivent pas aller. Expliquez-leur aussi quelles sont les limites des aires réservées à la baignade.

Sifflet

Tous les excursionnistes devraient être munis d’un sifflet. Veillez à ce que les enfants portent un sifflet autour de leur cou ou sur leur chemise. Faites savoir à chacun que trois coups de sifflet ou encore trois cris sont reconnus comme un appel de détresse.

Baignade

Assurez-vous que les adultes et les enfants dont vous avez la charge vérifient comme il faut s’il y a des obstacles cachés sous la surface de l’eau (comme des roches ou des rondins). Évitez de vous baigner où le courant est rapide. N’allez jamais nager seul !

Animaux sauvages

loignez-vous des animaux sauvages qui viennent trop près de vous ou qui semblent trop familiers.

 

bonne promenade…a plus…rodinscot 

 

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Discours du Président de CSF

18-12-2008

DISCOURS

Sans l’agrément de M. Grimaldi directeur du Mémorial et de ses collaborateurs nous n’aurions jamais pu nous rassembler et continuer ce travail de mémoire que nous avons commencé le 11 novembre 2007. Un homme s’est particulièrement engagé à mes côtés, ce n’est pas l’homme d’un événement, c’est l’interlocuteur de tout instant, c’est celui avec qui j’ai su tisser ce lien de confiance, d’amitié, sans qui ce colloque n’aurait pas lieu. Cet homme n’est autre qu’Emmanuel Thiébot.

Que serait ce colloque sans l’engagement militant, bénévole de tous les intervenants qui nous font l’honneur de nous faire bénéficier de leurs connaissances ? Ces connaissances sont le résultat de longues études, de longs travaux qui leur permettent de mettre en perspective les heures sombres de nos deux pays. Je les remercie au nom de l’association et en mon nom propre. Sans ces femmes, sans ces hommes qui ont su prendre la juste dimension de notre statut de victime qui était contrainte au silence, nous n’aurions jamais pu entreprendre ce travail de Mémoire. Grâce à toutes ces personnes nous pouvons, nous pourrons nous réconcilier avec notre petite histoire dans la grande Histoire.

Certains s’interrogent sur l’opportunité d’une telle rencontre ? Je renvoie ces personnes à la réflexion d’une autre dimension : est-il normal, est-il décent, est-il sain qu’une Nation ne se soit jamais penchée, interrogée sur ces 200 000 enfants nés de relations dites « honteuses » ? Etaient-elles si honteuses que ça ? Non bien sûr ! Elles étaient tout simplement la résultante d’une occupation de 4 années où les belligérants avaient appris à se connaître, à s’apprécier et à s’aimer. Nous sommes pour la plupart des enfants de l’amour. La fonction que j’occupe dans l’association m’aura valu d’entendre à maintes reprises les témoignages des enfants « dits » de la guerre qui me rapportaient les propos de leurs mères : «je suis toujours restée amoureuse de ton père » !

Non l’armée d’occupation n’était pas composée que d’horribles nazis ! A 80% c’était une armée d’occupation comme toutes les autres armées en tant de guerre. Non nos mères n’ont pas eu un comportement indigne ! Elles étaient jeunes, jolies et pendant cette période d’une grande précarité, d’une grande violence elles avaient le droit d’aimer, d’être aimées. Choisit-on l’être aimé ? L’amour est caractérisé par sa spontanéité, sinon il ne s’agit plus d’amour. Nos mères ont payé un lourd tribut. Nous les enfants ne méritions-nous pas un autre accueil que celui qui nous a été réservé ? Etions-nous responsables de nos parents ? Un enfant est-il responsable de ses parents ? Nous sommes nés dans une période hostile, parmi une population écartelée entre collaboration et résistance. Nous n’étions et ne sommes pas coupables, responsables, nous sommes seulement des victimes. Il nous aura fallu attendre 62 ans pour entreprendre en 2007 publiquement, et ceci grâce au Mémorial, cet indispensable travail de Mémoire.

Est-il trop tard ? Non bien sûr ! Néanmoins en raison de la pyramide des âges l’urgence devient une nécessité. C’est pourquoi il est devenu insupportable d’entendre les déclarations indignes, monstrueuses, d’un responsable politique de notre pays. Il ne s’agit pas d’un individu inculte ! Il s’agit d’un Docteur en droit qui avait 7 ans en1944. En ce qui nous concerne nous avons entrepris cet indispensable travail de mémoire, mais nous devons nous battre pour que l’honneur, de nos mères ne soit pas outrageusement, injustement, bafoué ! N’est-il pas légitime de combattre et de trouver une réponse adaptée à la déclaration de M. Frêche faite à Béziers le 11 février 2008, lors de l’inauguration du lycée professionnel « Jean Moulin ». Les propos de cet individu prennent une résonance toute particulière dans un lieu qui porte le nom d’un résistant de la première heure. Je cite textuellement : « Il existe aujourd’hui une mode qui consiste à protester contre les résistants qui tondaient les femmes qui avaient couché avec les allemands pendant l’occupation. Elles ne pouvaient pas coucher avec les résistants ? Vous croyez que je vais pleurnicher parce qu’on leur a coupé les cheveux ? Mais c’était gentil ! On aurait pu les fusiller. »

Jean Moulin se serait-il rendu coupable de telles exactions ?

De cet individu, M. Frêche, le pire n’est jamais certain. Des harkis qui sont des sous-hommes, à l’équipe de France de football qui est trop black en passant par les femmes tondues de 1944 il nous renvoie à des déclarations qui peuvent faire craindre d’autres dérapages populistes, démagogiques, mais oh combien dangereux ! Demain il peut s’en prendre aux juifs, aux homosexuels… Avec discernement nous ne pouvons évacuer une des périodes les plus sombres de l’humanité ! J’aurais préféré me garder de faire ce parallèle. Combien de témoins de cette montée du nazisme se sont tus ? Après, bien après ils ont dit ou écrit : « je ne me sentais pas concerné. Je n’ai rien vu venir. Je ne savais pas ! » Il est de notre devoir d’homme libre d’être vigilant. Il serait inconséquent de penser qu’il s’agit d’un simple dérapage verbal !

Je veux finir mon intervention sur deux messages d’espoir. Le premier est le discours de notre ministre des Affaires étrangères à l’université Humbold de Berlin en avril 2008. Pour la première fois depuis 1945 un homme politique français aux affaires reconnaissait notre existence. Cette déclaration ne s’est pas faite n’importe où ! Elle s’est faite dans notre autre patrie. Je cite textuellement un passage de son discours : « Je fais partie de ceux qui ne supportent pas que le mouvement de l’histoire passe les malheurs individuels par pertes et profits. Je ne me résigne pas à laisser un être humain, quel qu’il soit, sur le bord du chemin.

Or, la France et l’Allemagne sont jusqu’ici restées sourdes à la détresse des dernières victimes innocentes et intempestives d’un conflit qu’elles n’ont même pas connu. Je parle des enfants de la guerre, ceux qu’on méprisait en France du terrible nom d’enfants de Boches, ces dizaines de milliers de victimes à retardement de la violence de nos peuples.

Enfants souvent d’amours interdits, d’amours coupables et méprisés, fils des tondues sur lesquelles les gens crachaient, rejetons de femmes damnées et de pères à la mémoire assassinée, ces enfants qui sont aujourd’hui adultes nous demandent, soixante après, de reconnaître enfin leur malheur, leur vie, leur identité ».

Mon second message d’espoir, en forme de conclusion, je le délivre dans ce haut lieu de la Mémoire. Ses portes nous aurons été ouvertes en 2007 et nos colloques concrétisés par la signature d’une charte de partenariat. Des intervenants de grande qualité ont écrit la première page. Nous sommes réunis en ce 22 novembre pour écrire une nouvelle page indispensable à la mémoire collective. Ses acteurs, d’horizons divers, vont écrire la seconde. Elle sera autre et non moins passionnante. Emmanuel et moi travaillons déjà sur l’édition 2009 qui sera la troisième. Je suis très fier d’avoir contribué à rassembler dans ce haut lieu toutes ces personnes qui ont le courage de venir délivrer une analyse approfondie de ce que fut nos existences et aider ceux d’entre nous qui n’ont pas pu entreprendre cette indispensable résilience si chère à Boris Cyrulnik. Aucun autre lieu ne remplacera le Mémorial. Au-delà de mes remerciements, je vous adresse à tous ma plus profonde reconnaissance, mon plus profond respect.

Un enfant de la Seconde Guerre mondiale, franco-allemand et résolument européen.

Le Mémorial le 22/11/2008

Le président

Jean-Jacques DELORME

Dernière mise à jour : ( 18-12-2008 )

 

 

Nous avons tendance à croire que l’ultime responsabilité réside au sommet de la hiérarchie, mais ce sommet ne réside pas, il ne cesse de reculer

 

 

A BON ENTENDEUR ;;;SALUT.

 

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