herzen ohne grenzen…8 mars 2009…french-deuchland

ce jour …le 8 mars 2009
 
 
en france et en allemagne
a partitr de ce jour…plus rien ne vous empéche
 
restez l’esprit libre…en toute conscience
 

HirosLa journée internationale des femmeshima, Coeurs sans frontières - Herzen Ohne Grenzeno

iciicin am

Faisons de la Journée
de la Femme du 8 mars 2009
 de la Libération et à toutes
 les femmes victimes de l’épuration
tu est ici marthe…du fait que tes fréres et soeurs
‘ont pas compris ce que c »etait …le verbe "aimer’
une vie bafouéé et une enfance tronquée…
IL SE PEUT QUE  l’ennemi…soit en face
méfions nous…il peut venir de l’intérieur
même dans votre propre famille
c’estte redoutabe  histoire.
à double tranchant….
.peut vous détruire
et vous descendre…moralement
presque psychologiquement.
ce matin j’ai conduit mon aviron…
je préfére que cela se passe comme cela
ne remettre jamais à d"autre…
sinon… c’est peine perdue
rodinscot…un navigua teur…en solitaire
 
maour


Marguerite DURAS – 1959
extrait

La femme raconte elle-même
sa vie à Nevers …

J’aidais mon père dans la pharmacie. J’étais préparatrice. Je venais de finir mes études. A sept heures du soir, été comme hiver, dans la nuit noire de l’occupation, ou dans les journées ensoleillées de juin, la pharmacie fermait. C’était toujours trop tôt pour moi.
La ligne de démarcation fut franchie.
L’ennemi arriva.
Les seuls hommes de la ville étaient allemands.
La guerre était interminable. Ma jeunesse était interminable. Je n’arrivais à sortir, ni de la guerre, ni de ma jeunesse.
Un jour, un soldat allemand vint à la pharmacie se faire panser sa main brûlée. Nous étions seuls tous deux dans la pharmacie. Je lui pansais sa main comme on m’avait appris, dans la haine. L’ennemi remercia.
Il revint. mon père était là et me demanda de m’en occuper.
Je pansais sa main une nouvelle fois en présence de mon père. Je ne levais pas les yeux sur lui, comme on m’avait appris.
Cet homme revint le lendemain. Alors je vis son visage. Comment m’en empêcher encore ? mon père vint vers nous. Il m’écarta et annonça à cet ennemi que sa main ne nécessitait plus aucun soin.
Le soir de ce jour mon père me demanda expressément de ne pas jouer du piano. Il but du vin beaucoup plus que de coutume, à table. J’obéis à mon père. Je le crus devenu un peu fou. Je le crus ivre ou fou.
Le lendemain de ce jour était un dimanche. Il pleuvait. J’allais à la ferme d’Ezy. Je m’arrêtai, comme d’habitude, sous un peuplier, le long de la rivière. L’ennemi arriva peu après moi sous ce même peuplier. Il était également à bicyclette. Sa main était guérie.
Il m’a dit alors qu’il m’avait suivie jusque-là. Qu’il ne partirait pas. Je suis repartie. Il m’a suivie.
Un mois durant, il m’a suivie. Je ne me suis plus arrêtée le long de la rivière. Jamais. Mais il y était posté là, chaque dimanche. Comment ignorer qu’il était là pour moi. Je n’en dis rien à mon père.

Je me mis à rêver à un ennemi, la nuit, le jour. Et dans mes rêves l’immoralité et la morale se mélangèrent. J’eus vingt ans. Un soir, alors que je tournais une rue, quelqu’un me saisit par les épaules. Je ne l’avais pas vu arriver. C’était la nuit, huit heures et demie du soir, en juillet. C’était l’ennemi. On s’est rencontrés dans les bois. Dans les granges. Dans les ruines. Et puis, dans des chambres.
Un jour, une lettre anonyme arrivait à mon père. La débâcle commençait. Nous étions en juillet 1944. J’ai nié.
C’est encore sous les peupliers qui bordent la rivière qu’il m’a annoncé son départ. Il partait le lendemain matin pour Paris, en camion. Il était heureux parce que c’était la fin de la guerre. Il me parla de la Bavière où je devais le retrouver. Où nous devions nous marier.
Déjà, il y avait des coups de feu dans la ville. A quatre-vingts kilomètres de là, déjà, des convois allemands gisaient dans des ravins.
J’exceptais cet ennemi-ci de tous les autres.
C’était mon premier amour.
Je n’avais plus de patrie que l’amour même.
Déjà à Nevers, la Résistance côtoyait l’ennemi. Il n’y avait plus de police.
Il partait le lendemain. Il était entendu qu’il me prendrait dans son camion, sous des bâches de camouflage. Nous nous imaginions que nous pourrions ne plus nous quitter jamais.
Nous devions nous retrouver à midi, sur le quai de la Loire. Lorsque je suis arrivée, à midi, sur le quai de la Loire, il n’était pas encore tout à fait mort. On avait tiré d’un jardin du quai.
Je suis restée couchée sur son corps tout le jour et toute la nuit suivante.

Le lendemain on est venu le ramasser et on l’a mis dans un camion. C’est pendant cette nuit-là que la ville fut libérée.
On m’a mise dans un dépôt du Champ de Mars. Là, certains ont dit qu’il fallait me tondre. Je n’avais pas d’avis. Le bruit des ciseaux sur la tête me laissa dans une totale indifférence. Quand ce fut fait, un homme d’une trentaine d’années m’emmena dans les rues. Ils furent six à m’entourer. Ils chantaient. Je n’éprouvais rien.
mon père, derrière les volets, a dû me voir. La pharmacie était fermée pour cause de déshonneur.
C’était minuit. J’ai escaladé le mur du jardin. Il faisait beau. Je me suis étendue afin de mourir sur l’herbe. Mais je ne suis pas morte. J’ai eu froid.
J’ai appelé Maman très longtemps… Vers deux heures du matin les volets se sont éclairés.
On me fit passer pour morte. Et j’ai vécu dans la cave de la pharmacie. Je devins folle. De méchanceté.
Puis, peu à peu, j’ai perçu la différence du jour et de la nuit.
La nuit, tard parfois, on me permit de sortir encapuchonnée. Et seule. À bicyclette. Mes cheveux ont mis un an à repousser.
Un jour, ma mère est arrivée pour me nourrir, comme elle faisait d’habitude. Elle m’a annoncé que le moment était venu de m’en aller. Elle m’a donné de l’argent. Je suis partie pour Paris à bicyclette. »

Extrait de Hiroshima, mon amour scénario de Marguerite Duras.

Inscription à : Messages (Atom)

Bienvenue

Faisons de la Journée de la Femme du 8 mars 2009 une journée d’ hommage aux «.femmes tondues.» de la Libération et à toutes les femmes victimes de l’épuration.

 
ici…vous étes a nancy…
 
 
rodinscot…y a vécu et né
 

ici traduction…
 
englich…mise en page…par rodinscot
 
Coeurs sans frontières - Herzen Ohne Grenzen
 
Paul ÉLUARD-1944
"At this time,"
for not punish the culprits,
It maltraitait girls.
It was even them shearing. »

Understand that will

I was my remorse

The unfortunate which remained

On the keypad

Reasonable victim

To the dress torn

In terms of child lost

Découronnée State

One that resembles the dead

Dead to be loved

 
ajoutons un printemps a notre europe
qui en a tant besoin
 
et partout en europe
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Coeurs sans frontières - Herzen Ohne Grenzen
 mettons a profît…cette journée
 
 
 
celle du coeur
 
 
 
l’europe…maintenant
 
 
 
que fait-on ?
ps:nous sommes plus de 200.000  dans ce cas …en france et en europe…faisons un maximum…pour ces signatures…dans le calme et la sereinité…ayons l’esprit libre,et cette générosité du coeur
 
 


Understand that wilCoeurs sans frontières - Herzen Ohne Grenzenl

Paul ÉLUARD-1944
"At this time,"
for not punish the culprits,
It maltraitait girls.
It was even them shearing. »

Understand that will

I was my remorse

The unfortunate which remained

On the keypad

Reasonable victim

To the dress torn

In terms of child lost

Découronnée State

One that resembles the dead

Dead to be loved

A girl made for a bouquet
And covered
The crachat of darkness black
A galante girl
As a first may dawn
The kind beast
Soiled and which has not understood
That it is soiled
A beast taken at the trap
Amateurs of beauty
And my mother the woman
Would spoil
This ideal image
Of its misfortune on Earth.

Hiroshima Coeurs sans frontières - Herzen Ohne Grenzenmon amour

Marguerite DURAS – 1959
extract

The woman tells itself
his life to Nevers…

I aidais my father in the pharmacy. I was préparatrice. I had to finish my studies. AT seven o’clock in the evening, summer and winter, in the black of occupation, night or in the sunny days of June, the pharmacy close. It was still too early for me.
The line was crossed.
The enemy arrived.
The only men of the city were German.
The war was lengthy. My youth was lengthy. I did was able to escape the war, or my youth.
One day, a German soldier came to the Pharmacy be dress his brûlée hand. We were only both in the pharmacy. I pansais him his hand as it had taught me, in hatred. The enemy thanked.
He returned. My father was there and asked me me deal with.
I pansais his hand once again in the presence of my father. I do not raised the eyes on him, as it had taught me.
This man returned the next day. Then I live his face. How me prevent yet? My father came to us. Me defused and announced that enemy his hand required no care.
The evening of this my father asked me specifically not to play the piano. He purpose wine much more to custom, to table. I obéis my father. I the raw has become a little crazy. I believed the drunk or crazy.
The aftermath of this day was a Sunday. It was raining. I went to the Ezy farm. I am arrêtai, as usual, under a poplar’s along the River. The enemy came shortly after me under this same poplar. It was also to bicycle. His hand was cured.
He told me that it had followed me so far. That it does leaving not. I am left. It has followed me.
Months, it me has followed. I do myself am more stopped’s along the River. Never. But it is was mailed, every Sunday. How to ignore that it was there for me. I do in say nothing to my father.

I updated my dream an enemy at night, the day. And in my dreams immorality and morality is mélangèrent. I had 20 years. One night, while I tournais a street, quelqu’un me enters by the shoulders. I not had seen arrive. It was night, eight and a half hours in the evening, in July. It was the enemy. We met in the Woods. In the barns. In the ruins. And then in rooms.
One day, an anonymous letter arrived at my father. The debacle began. We were in July 1944. I have denied.
It is still under poplar trees bordering the River he announced his departure. It was the next morning to Paris in truck. He was pleased because it was the end of the war. He spoke me of Bavaria where I had le find. Where we us marry.
Already, there were a shooting in the city. Eighty KILOMETERS, already, German convoys gisaient in of ravines.
I exceptais this ennemi_ of all the others.
It was my first love.
I did more homeland as love even.
Already in Nevers, the resistance côtoyait the enemy. There was more police.
It was the next day. It was understood that it would take me in his truck under camouflage tarpaulin. We we imaginions we could do more we never leave.
We find at noon on the Loire Wharf. When I arrived at noon on the dock of the Loire, it was not yet entirely dead. It had shot a garden of the wharf.
I am remained lying on his body the day and all the following night.

 

Overnight came on le pick and put in a truck. It was during this night the city was freed.
It has put me in a deposit of the field of Mars. Hence some said it was me shearing. I had no opinion. Noise from the scissors on the head left me in a total indifference. When this was done, a man of almost 30 years me took the streets. They were six to me surround. They singing. I only had nothing.
My father, behind the flaps, had to see me. The Pharmacy was closed due to dishonour.
It was midnight. I have escaladé the garden wall. It was beautiful. I myself am extended to die on the grass. But I am not dead. I was cold.
I called mother very long time… Around two o’clock in the morning panes is are informed.
Me fit impersonate dead. And I lived in the cellar of the pharmacy. I became mad. Of wickedness.
Then, little by little, I have seen the difference in the day and night.
At night, later sometimes, it I permit out encapuchonnée. And only. Bicycle. My hair have developed a year to push.
One day, my mother came to me feed, as it was usual. It announced me that the time had come to me go. It gave me money. I am a party to Paris to bicycle. »

Excerpt from Hiroshima mon amour Marguerite Duras scenario.

Registration to: messages (Atom)

Welcome

Make the women’s day 8 March 2009 a Day tribute to the "".. mowed women .»the liberation and all women victims of treatment.

Summary of the blog

 

 

 

 rodinscot
 
 
 
 

 

 
 

Publicités
Cet article a été publié dans Actualités et politique. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s