LEBENSBORN…suite…ici ou ailleurs

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L’Express dans son numéro du 28 mai édite un dossier concernant les Lebensborn.

Les Lebensborn nés de l’idéologie Nazie, particulièrement de Himmler,  étaient des maternités destinées à la naissance des enfants correspondant aux critères "aryens" destinés à devenir la future élite du III ème Reich.

 

Lors de nos colloques annuels au Mémorial de  Caen ce phénomène "Lebensborn"  a été abordé.

 

En 2007  témoignages français :

 

Mme Lucienne JEAN : secrétaire de l’association ALMA de Lamorlaye où fut installé le seul Lebensborn en France. Sa présentation fut instructive quant au sujet du Lebensborn très mal connu en France. Elle a introduit et complété le témoignage de M. Rémond.

Jean-Daniel REMOND : Auteur d’un excellent ouvrage "Une mère silencieuse". Il nous a narré d’une façon remarquable sa petite histoire dans la grande. Son histoire venue du fin fond de l’horreur nazie a fasciné. De par sa qualité d’écoute, sa disponibilité et ses réponses circonstanciées il a su assouvir la curiosité du public, lequel pour la plupart méconnaissait cet aspect du nazisme.

 

Voir pour complément le site CSF, rubrique Vie de l’association/historique: paragraphe : Colloque Mémorial de Caen 2007

 

En 2008 témoignage allemand

 

Gisela HERDENREICH :

Psychothérapeute et écrivain, née dans un Lebensborn en Norvège

C‘est dans le cadre d’une politique de promotion des naissances exacerbée que les "Lebensborn" ("Source de vie") ont vu le jour à l’initiative de Heinrich Himmler le 12 décembre 1935. Le but de cette société ("Société enregistrée Lebensborn – Lebensborn Eingetragener Verein") était de donner aux filles mères "racialement valables" la possibilité d’accoucher, en cachette de leurs parents, et d’abandonner, si elles le désiraient, leur enfant à la SS qui en assurerait la charge puis l’adoption.

Bien qu’au départ il s’agissait de foyers et de crèches, la SS transforma rapidement ces centres en lieu de rencontre afin de permettre à des femmes allemandes racialement pures de concevoir des enfants avec des officiers SS. Le but ultime de ces "haras" humains était la création et le développement d’une "super-race" parfaitement pure. Les enfants nés dans les Lebensborn étaient pris en charge par la SS et il est à noter que nombre d’entre eux furent victimes de ce projet: élevés sans aucun contact avec la mère, privé de tout amour parental, une grand partie d’entre eux devinrent autistes ou débiles.

A partir de 1939, l’un des aspect les plus monstrueux de ce projet fut le kidnapping systématique des enfants "racialement valables" dans les pays occupés, principalement à l’est. De véritables opérations d’enlèvement furent organisées par la SS pour arracher de force à leur familles les enfants répondant aux critères raciaux nazis (blonds, yeux bleus, etc…). Des milliers d’enfants furent transférés dans les centres "Lebensborn" situés en Allemagne afin d’y être germanisés. Dans ces centres, tout était mis en oeuvre pour que ces enfants rejettent leur parents naturels. En particulier, les infirmières SS leur faisaient croire qu’ils avaient été délibérément abandonnés. Ceux qui, malgré les pressions et les mauvais traitements, résistaient à la germanisation étaient transférés dans des camps, en particulier celui de Kalish, ou la grande majorité d’entre eux fut exterminées. Les autres étaient destinés à l’adoption par des familles SS.

En 1942, en représaille à l’assassinat du gouverneur SS Heydrich à Prague, les SS massacrèrent toute la population du village de Lidice. Les troupes SS procédèrent à une sélection parmi les enfants du village. 91 enfants furent considérés comme "germanisables" et envoyés en Allemagne. Les autres disparurent dans l’enfer des camps (par exemple Dzierzazna & Litzmannstadt, camps pour enfants en Pologne).

Il est extrêmement difficile de connaître le nombre d’enfants ainsi kidnappés par les nazis dans les pays occupés. En 1946, on estimait ce nombre à plus de 250.000 enfants enlevés et envoyés de force en Allemagne. A peine un dixième d’entre eux fut retrouvé et rapatriés. Le sort des autres est inconnu. On sait que de nombreuses familles allemande refusèrent de rendre les enfants adoptés par l’intermédiaire des Lebensborn. Dans d’autres cas, ce sont les enfants eux-mêmes qui refusèrent de revenir, victimes de la propagande à laquelle ils avaient été soumis. Enfin, des milliers d’enfants furent exterminés parce que non germanisables.

Pour plus de détails sur les Lebensborn, nous recommandons un excellent ouvrage paru dans les "Livres de Poche", n° 4910: "Au nom de la race" par Marc Hillel.

 

"Beaucoup de ceux et celles qui sont nés dans des foyers du Lebensborn sont « déchirés intérieurement », mais pas parce qu’ils sont des « bâtards » comme il est dit d’une manière perverse. Il est difficile pour eux de supporter qu’ils n’ont pas été accueillis pour ce qu’ils étaient, mais pour les besoins d’une idéologie aussi longtemps qu’ils correspondaient aux idées maladives des nazis".

 Coeurs sans frontières - Herzen Ohne Grenzen

Volker RÖDER

Né dans un foyer „Lebensborn“ du Harz!

 

Voir pour complément le site CSF, rubrique Vie de l’association/Rencontres.

 

Amitiés associatives

Le conseil d’administration

 c’est un peu cela…l’europe…

remettons les pendules a l’heure…

en france…à INNsbruk…a baden-baden

à bientôt

rodinscot

 

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Un commentaire pour LEBENSBORN…suite…ici ou ailleurs

  1. Bonjour !

    Pour commencer : La psychothérapeute s’appelle Gisela Heidenreich.

    Deuxièmement et pire que la déformation de son nom elle n’a jamais dit cela :

    « Bien qu’au départ il s’agissait de foyers et de crèches, la SS transforma rapidement ces centres en lieu de rencontre afin de permettre à des femmes allemandes racialement pures de concevoir des enfants avec des officiers SS. Le but ultime de ces « haras » humains était la création et le développement d’une « super-race » parfaitement pure. »

    Ce sont des mensonges de Marc Hillel simplement. Les maternités du Lebensborn n’étaient ni des haras ni des bordells. Née dans la maternité « Harz » de Wernigerode, vous m’offensez avec ces affirmations réfutées par l’historien Georg Lilienthal après (!) ses quêtes dans les archives allemandes, et réfutée par ma propre histoire.

    En ce qui concerne les crimes commis dans les pays de l’Est occupés, c’est correct.

    Et en ce qui concerne la soi-disante résistance des Français et Françaises pendant l’occupation je vous recommande à lire le livre « Les enfants de la honte », par Jean-Paul Picaper. Il y a 200 000 bébés nés par cette « résistance ».

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