coeurs en lorraine-champagne…un document

 
 

Chers amis, 

Voici un lien à visiter absolument :

http://lorraine-champagne-ardenne.france3.fr/emissions/58575078-fr.php

 

N’hésitez pas à laisser un commentaire sur le forum, ce sera un soutien Jean-Pierre Carlon et son équipe qui ont réalisé ce documentaire important pour les enfants de la guerre allemands et français.

 

Ils ont obtenu de pouvoir diffuser sur internet un documentaire très récent dans le but de permettre aux personnes filmées de trouver une personne susceptible de les aider dans la recherche de leur père.

 

Comme vous le savez  le nombre de visites d’un site internet le place en meilleure position sur la toile.

Alors, si vous le voulez bien, aidons celui-ci.

 

Très cordialement

Chantal Le Quentrec

 

 LES ENFANTS DE LA HONTE



Il est des sujets de notre passé qu’on évite soigneusement de porter au grand jour. Celui-ci est à ranger dans la catégorie des tabous …
C’est dans une Allemagne vidée de ses vingt millions de jeunes hommes mobilisés dans la Wehrmacht et envoyés sur tous les fronts, où il ne restait guère plus dans les foyers que des vieilles personnes et des enfants, que se retrouvèrent les Français prisonniers de guerre et les requis du Service du Travail Obligatoire (STO).
Les récits qui traversent ce film montrent que pendant ce conflit meurtrier que n’avaient décidé ni les uns ni les autres, des jeunes gens, hommes et femmes, de pays « ennemis » simplement par le fait de la guerre,  ont pu s’aimer, comme tous les jeunes gens de leur âge, en défiant les interdits et les dangers, liés à la situation.
La plupart des enfants nés de ces relations se cachent encore. Ils ont connu la honte d’avoir un père ennemi, mais surtout, pour la plupart, d’avoir ignoré son existence et ne jamais l’avoir connu. Ils sont tous persuadés d’avoir été le fruit d’un grand amour… Ils enfourchent une machine à remonter le temps, refont le chemin à l’envers pour retrouver la trace de ce père fantasmé, sans lequel ils n’imaginent pas pouvoir se construire. Cette quête occupe aujourd’hui toute leur vie. Nous sommes allés à leur rencontre.
La plupart des pères sont morts ; pour les autres reste “la honte” de n’avoir pas eu le courage de reconnaître l’enfant qu’ils avaient eu. Après cinq ans d’absence, les prisonniers ont retrouvé leur foyer, une femme, des enfants, un passé qui refaisait soudain surface; et il y avait ce présent gênant, qu’il fallait vite oublier.
Dans la plupart des cas, il était bien trop tard pour réparer, surtout après avoir tout fait pour gommer le passé.
En France comme en Allemagne, ces amours de guerre auront laissé derrière elles des milliers d’enfants qui, plus de soixante ans après, recherchent toujours un père.

 

 LES ENFANTS DE LA HONTE


Il est des sujets de notre passé qu’on évite soigneusement de porter au grand jour. Celui-ci est à ranger dans la catégorie des tabous …
C’est dans une Allemagne vidée de ses vingt millions de jeunes hommes mobilisés dans la Wehrmacht et envoyés sur tous les fronts, où il ne restait guère plus dans les foyers que des vieilles personnes et des enfants, que se retrouvèrent les Français prisonniers de guerre et les requis du Service du Travail Obligatoire (STO).
Les récits qui traversent ce film montrent que pendant ce conflit meurtrier que n’avaient décidé ni les uns ni les autres, des jeunes gens, hommes et femmes, de pays « ennemis » simplement par le fait de la guerre,  ont pu s’aimer, comme tous les jeunes gens de leur âge, en défiant les interdits et les dangers, liés à la situation.
La plupart des enfants nés de ces relations se cachent encore. Ils ont connu la honte d’avoir un père ennemi, mais surtout, pour la plupart, d’avoir ignoré son existence et ne jamais l’avoir connu. Ils sont tous persuadés d’avoir été le fruit d’un grand amour… Ils enfourchent une machine à remonter le temps, refont le chemin à l’envers pour retrouver la trace de ce père fantasmé, sans lequel ils n’imaginent pas pouvoir se construire. Cette quête occupe aujourd’hui toute leur vie. Nous sommes allés à leur rencontre.
La plupart des pères sont morts ; pour les autres reste “la honte” de n’avoir pas eu le courage de reconnaître l’enfant qu’ils avaient eu. Après cinq ans d’absence, les prisonniers ont retrouvé leur foyer, une femme, des enfants, un passé qui refaisait soudain surface; et il y avait ce présent gênant, qu’il fallait vite oublier.
Dans la plupart des cas, il était bien trop tard pour réparer, surtout après avoir tout fait pour gommer le passé.
En France comme en Allemagne, ces amours de guerre auront laissé derrière elles des milliers d’enfants qui, plus de soixante ans après, recherchent toujours un père.

Jean-Pierre Carlon, le réalisateur des "enfants de la honte" a déjà réalisé sur cette période douloureuse "Tondues en 44". Il a aussi réalisé "Paroles de Pieds-Noirs".
Dans son iunterview, il rappelle que ces enfants qui ont aujourd’hui plus de 70 ans, ont passé la part la plus importante de leur vie à rechercher leurs racines. Aujourd’hui, la honte qu’on leur a fait ressentir au début de leur existence est maintenant surmontée. Ils remontent, comme beaucoup, le cours de leur propre histoire. Une histoire où l’amour tient une place importante…

Jean-Paul Picaper est l’auteur de "Le crime d’aimer" qui a inspiré le documentaire

Jean-Paul Picaper est écrivain. Il a publié "Le crime d’aimer" sur les enfants nés de citoyens français en Allemagne (STO ou prisonniers) et de mères allemandes. Il avait auparavant publié "Enfants maudits" sur les enfants que les soldats de la Wehrmacht ont eus avec des mères françaises.
Aujourd’hui, tous ou presque ont surmonté la honte qui a longtemps accompagné le début de leur vie et se battent pour retrouver leurs origines et renouer avec des frères et des soeurs qu’ils n’ont jamais connus.
Jean-Paul Picaper milite pour que les archives militaires françaises puissent, à l’instar des archives allemandes, être ouvertes à ces enfants et aussi pour qu’ils puissent bénéficier de la double nationalité franco-allemande. Ce que l’Allemagne a reconnu aux enfants nés en France.

Prochain ouvrage de Jean-Paul Picaper: "Berlin-Stasi" aux éditions des Syrthes

Longtemps leur origine leur a été cachée, ils étaient « Les enfants de la honte », comme en France les enfants nés de pères allemands et de mères françaises ont été « Les enfants de Boches ». Avec le temps, ce sentiment de honte n’existe plus. Il ne reste que des hommes et des femmes à qui manque un pan important de leur vie. Ils veulent aujourd’hui savoir qui fut leur père, leur mère et s’ils ont des frères et soeurs. Ils ont maintenant plus de 60 ans et cette quête aura pris presque toute leur vie. Si certains, à force de courage et d’obstination, sont parvenus à retrouver leurs racines, d’autres ignorent toujours comment entreprendre des recherches. Ce forum peut les y aider…

 

Pour vous inscrire au forum, cliquez ICI

 

1- Jean-Paul Picaper recherche la trace du père de Régine Noack
2- Des pistes à suivre lors de vos recherches en Allemagne
3- … ou en France
4- Jean-Louis Querillach raconte sa captivité

Sur les enfants de citoyens français en Allemagne

Le crime d’aimer – Les enfants du STO

 

  Jean-Paul Picaper
Editions des Syrtes 2005
Enfants maudits" 2004 Editions des Syrtes

 Une semaine pour renaître – Un demi-siècle pour savoir

 Bernard Storch

Editions Divers Gens 2007

J’étais STO

 

 Jean-Louis Queirillach

Editions France-Empire 1958

Mémoire de la déportation au travail en Allemagne nazie

 

Jean-Louis Queirillach
Editions Atlantica 1990

J’étais à Berlin

 

 Marcel Elola

Editions Divers Gens 2005

Un amour à Berlin

 

 Laurent Guillet

Edition personnelle 2008

 Une femme à Berlin
Journal 20 avril – 22 juin 1945

 

 Anonyme – Présentation Hans Magnus Enzensberg
Editions Gallimard 2006

 

Sur les enfants de soldats allemands

  Enfants maudits

 

Jean-Paul Picaper et Ludwig Norz

Editions des Syrtes 2004
http://www.editions-syrtes.fr/fr/02-Catalogue/Titres/104-Enfants-maudits/

Née d’amours interdites…

 Josiane Kruger

Editions Perrin 2006

 Orgueilleuse

Suzanne Lardreau

Editions Robert Laffont 2004

 Autres références bibliographiques

COEURS SANS FRONTIÈRES

 

www.coeurssansfrontieres.com

ANEG

Association Nationale des Enfants de la Guerre

www.anegfrance.free.fr

 Des films…

 

ENFANTS DE BOCHES

52’, réalisé par Christophe Weber et Olivier Truc, en 2003.

Produit par Sunset Presse.

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale,des couples se sont formés entre soldats allemands et femmes françaises. De ces unions très difficilement acceptées à l’époque sont parfois nés des enfants.
A la Libération, leurs mères ont fait l’objet de représailles : dans le meilleur des cas, leurs cheveux étaient tondus. Ces enfants de la honte n’ont jamais reçu les gages de dignité qu’ils étaient en droit d’attendre,"expiant" une faute qui n’était pas la leur.
Dans ce document, certains d’entre eux témoignent. Leur nombre est estimé à 200.000. Ils ont choisi de rompre le silence et d’assumer pleinement cette part de leur histoire personnelle qui rejoint l’histoire de leur pays.
 

FILS DE BOCHES

Emission Reportages TF1, réalisé par Cathelyne Hemery, en 1994.

 Le premier enfant de la guerre qui prit l’initiative de sortir de l’isolement, s’appelle Daniel ROUXEL.
En 1994, après avoir regardé un reportage, sur TF1, consacré aux Harkis, Daniel ROUXEL écrivit à la direction : "Madame, Monsieur, je n’ai jamais eu connaissance d’une émission télévisée sur les enfants issus pendant la guerre de
mère française et de père allemand dont je fais partie. Je serais vivement intéressé. Dans l’espoir, veuillez agréer…" Alertés par ce sujet ignoré des grands médias, les producteurs de l’émission "Reportages" lui répondirent immédiatement et l’invitèrent à témoigner devant les caméras.
Par la suite, Daniel ROUXEL fut contacté par des Françaises et des Français qui partageaient son sort. Etre compris et écouté, pouvoir échanger sur leur douleur, telles étaient les priorités de ces enfants de l’occupant auxquels on avait refusé, la plupart du temps, l’amour dû à tout être humain, quelle que soit sa naissance.

 Lieux ressources

Ministère de la Défense

SGA-DMPA

 

Bureau des Archives du Monde Combattant

BP 552

F 14037 CAEN CEDEX

La WAST – Service allemand de gestion des archives militaires

 

M. Le Directeur de la WASt

Eichborndamm 179

D-13403 Berlin

Le Bureau Central d’Archives Administratives Militaires de Pau

Secrétariat Général
Place de Verdun
64000 Pau France
Téléphone : 05.59.40.46.92

Mémorial de Caen

   Esplanade Général Eisenhower

14000 Caen

Téléphone : 02.31.06.06.44

Daniel Rouxel le 1er enfant de la guerre à obtenir la nationalité allemande.
Daniel Rouxel reçoit le certificat de nationalité Allemande des mains de Monsieur le consul d'Allemagne à Paris

Daniel Rouxel reçoit le certificat de nationalité Allemande des mains de Monsieur le consul d’Allemagne à Paris

Les enfants de la guerre qui en ont fait la démarche deviennent franco-allemands.

Notre président Jean-Jacques Delorme a immédiatement adressé au nom de l’association les plus vifs remerciements aux dirigeants allemands et français.

Le premier certificat de nationalité allemande a été remis à Daniel Rouxel.

Daniel Rouxel, Vice président de CSF, est un des fondateurs de notre association.

Il réalise le rêve qui l’habite depuis des dizaines d’années.

L’occasion nous est donnée de remercier Daniel. En 1994, son témoignage télévisé a permis que la spécificité de nos naissances soit connue du grand public. Depuis lentement la muraille du tabou s’effrite. Se dévoiler, comme il l’a fait à l’époque était courageux.

Son enfance bouleversante a inspiré un écrivain, Arthur TENOR, pour son livre « Né Maudit » paru aux éditions Nathan en 2007.

Son histoire a encouragé bien des enfants de la guerre à sortir de l’ombre, à entreprendre des recherches et à nous rejoindre.

Il ne s’est écoulé que très peu de temps depuis la décision de l’Allemagne de reconnaître les enfants nés de la seconde guerre mondiale et conçus de pères allemands et mères françaises.

Cœurs Sans Frontières remercie pour leur célérité les agents allemands et français en charge d’œuvrer à la constitution des dossiers et à leur traitement.

Otto AMMON - Le papa de Daniel

Otto Hammon (Père de Daniel), né le 23 avril 1918 dans la région du Bade- Wurtemberg était sous-officier dans la Flak (Wachtmeister).

La famille allemande de Daniel lui a remis la casquette de son papa.

Daniel désire assurer la sécurité de cet objet si précieux pour lui. Il l’a confié au Musée de la

2ème Guerre Mondiale Roger Bellon, http://museerogerbellon.free.f

 

Musée Roger Bellon – http://museerogerbellon.free.fr

Point de presse quotidien du Porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européenne; le 5 août 2009 France/Allemagne

(Un premier Français né de père allemand et de mère française pendant la guerre, Daniel Rouxel, se voit octroyer aujourd’hui la nationalité allemande. Quelle est votre réaction ?)

Nous saluons cette décision des autorités allemandes.

Je vous rappelle que, dans un discours prononcé le 24 avril 2008 à l’université Humboldt de Berlin, Bernard Kouchner avait souligné la sensibilité pour nos deux pays de la situation des "enfants de la guerre". Il avait évoqué ’’le sort de ces enfants qui, aujourd’hui adultes, demandent la reconnaissance de leur malheur, de leur vie, de leur identité’’ et avait exprimé son souhait qu’une solution soit trouvée conformément à l’esprit de la réconciliation franco-allemande.

Ce sujet a fait l’objet d’une concertation avec les ministères concernés, en France et en Allemagne. Un travail a été engagé pour élaborer des instruments juridiques susceptibles d’apporter une réponse appropriée à cette question, notamment pour ce qui concerne l’accès aux origines ou l’obtention de la double nationalité.

Nous saluons la réglementation spéciale mise en place en Allemagne début 2009, permettant l’octroi de la nationalité allemande aux "enfants de la guerre". C’est de cette procédure qu’a bénéficié M. Rouxel.

France: Daniel Rouxel, "fils de boche" pendant la guerre et enfin allemand

France: Daniel Rouxel

Né pendant la Deuxième Guerre Mondiale d’une mère française et d’un père occupant et lieutenant dans la Wehrmacht, Daniel Rouxel est devenu mercredi à Paris le premier enfant français de "Boche" à accéder à la nationalité allemande.

Plus Jamais cela !  Par Daniel ROUXEL

Un témoignage pour faire avancer les Droits de l’enfant dans l’Europe de 2009.

Né  sous secret le 2 avril 1943, à la maternité de Port- Royal à Paris 14 ° d’une Mère française et d’un père allemand, lieutenant de la WEHRMACHT ; en poste au terrain d’aviation de Pleurtuit (35).

Je fus confié à une maison maternelle pendant huit mois avant d’être placé dans une famille d’accueil jusqu’à l’âge de quatre ans.  Elevé à Pleine Fougère (35), en parfaite harmonie avec Jacky, mon frère de lait, j’ai le souvenir d’avoir été heureux.

Devenus trop vieux, mes grands-parents adoptifs ont demandé à ma mère de me retirer. Celle-ci me plaça chez sa Mère. Ma Mère, travaillait comme cantinière au camp militaire allemand (Le terrain d’aviation) de Pleurtuit (35) ; à la débâcle elle partit se faire oublier à Paris. Elle ne pouvait s’occuper de moi et je ne la voyais qu’épisodiquement une fois par an.

A quatre ans, je fus donc déraciné, emmené chez cette dame que je ne connaissais pas et qui était ma Grand-mère maternelle. Elle m’inscrit à l’école communale de Mégrit (22) petit village de Bretagne de six cent habitants où tout le monde connaissait tout sur tout le monde.

Très vite, regardé comme un étranger et une bête curieuse, j’appris mes origines.

Dans les villages où  l’électricité n’était pas encore dans toutes les maisons, les soirées étaient occupées par des veillées devant des bolées de cidre à manger des châtaignes grillées au feu de bois. Les langues allaient bon train sur chaque personne du village. Très vite ma grand-mère, ma mère absente et moi devînmes le centre d’attraction de ce village.

Il était de mauvaises mœurs d’être l’enfant d’une fille-mère et de surcroît le fils d’un boche, donc de l’ennemi. On me le fit payer très cher. Enfants et adolescents ne sont pas tendres entre eux et encore moins avec ceux qui n’ont pour se défendre que la honte et les larmes.

Les lendemains à l’école, les autres gamins connaissaient mes origines et les insultes allaient bon train. La douleur provoquée par les mots « fils de boche et de putain » étaient du velours par rapport à celle que me causèrent les adultes. L’instituteur, le curé, certaines personnes du village, tous se moquèrent cruellement sans oublier cet ignoble adjoint au maire qui un dimanche à la sortie de l’église demanda que je m’approche de lui. Par méchanceté, vanité et bêtise conjuguées, il posa cette question aux villageois « Savez-vous qu’elle différence il y a entre un fils de boche et une hirondelle ? »  Personne n’avait l’air de savoir ! ………. « Une hirondelle quand elle fait ses petits en France et qu’elle repart, elle les emmène, alors qu’un boche les laisse sur place ». Les pleurs et la honte m’envahirent au point de vouloir me suicider, je devais avoir cinq à six ans.

Je ne rentrerai pas dans les détails les plus vils que ses braves campagnards employaient pour m’humilier ou me punir ! Mais de quoi ? J’étais un fils de boche et cela suffisait à jeter sur moi l’opprobre et la haine. Même ma grand-mère prenait fait et cause pour eux car elle aussi rougissait de cette situation. Elle m’enfermait plus facilement dans le poulailler pour dormir la nuit, qu’elle ne m’embrassait. Elle avait horreur que je la lèche, comme elle disait. Les « raclées », pas toujours justifiées me tombaient souvent dessus. Le tutoiement était interdit, j’ai toujours vouvoyé ma grand-mère.

Elle aussi avait ses excuses, fille de l’assistance publique, ne sachant ni lire ni écrire, elle avait perdu son mari des suites des gaz lors de la guerre 14-18.

J’ai toujours pensé être un « accident de la guerre », plus tard, dans les dernières années de vie de ma mère, nous avons beaucoup parlé. Je sais depuis que  je suis un enfant né de l’amour rendu impossible par la guerre. La réalité de ma double origine, française et allemande est tout autre que l’indignité tant dénoncée, elle est au contraire la substance même de ce qu’il y a de plus noble et beau, le fruit de l’amour au sein de la guerre signifiant ainsi à celle-ci qu’elle n’a pas le dernier mot. Quoi de plus encourageant pour les générations futures ?

Mon père est décédé à la débâcle, j’avais deux ans, il m’a pris dans ses bras, m’a donné le biberon et a écrit à sa famille, avant qu’il ne soit tué, qu’il avait un enfant en France. Sa famille  voulait faire le nécessaire pour que je sois élevé en Allemagne, ma mère s’y est refusée. A douze ans je fis la connaissance de ma famille allemande, je reçus un accueil chaleureux, nos relations sont excellentes.

Pour Conclure

Ce qui est le plus terrible chez un enfant, ce n’est pas de savoir qu’il n’est pas aimé, et pourtant c’est important,……… mais c’est de ne pouvoir aimer parce  ce noble sentiment est rejeté des autres.

Puisse mon histoire à travers celle de mes parents inscrite dans l’Histoire balayer les préjugés, indignes des droits de l’Homme et les malveillances immondes quant à ceux de l’Enfant !

Daniel ROUXEL

Mise à jour le Jeudi, 29 Octobre

a bientôt    rodinscot

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6 commentaires pour coeurs en lorraine-champagne…un document

  1. romane dit :

    je viens de lire, tres touchant, bisous phil

  2. aline dit :

    J’ai vu le télefilm "tondues en 44"! J’ai trouvé le comportement fes français ignobles et très triste! Toute cette période n’a été qu’un immense désastre, quelle souffrance que la haine… A bientôt philippe

  3. Fab dit :

    Bonjour Philippe, je te suis avec attention et avec beaucoup de compassion, je comprends trop ce remue-ménage dans la tête, dans le coeur, mais où est-ce en réalité ? J’ai plaisir à te suivre dans cette recherche qui remue tant de choses comme nous pouvons le lire et en être témoin. Renouer avec un passé, des racines et une filiation c’est sacrément important pour tout être humain. Bravo pour ton parcours, le courage et la détermination que tu conserves au cours des événements. A bientôt !

  4. philippe dit :

    c’est inscris aussi dans mon histoire cette tenacitétêtu,tenace..ce jusqu’au boutisme…remettre ce monde à jour avec l’histoire singuliéremerci a vous toutes les filles ,bisous …on s’est foutu de ma poire toute ma vie ,maintenant je parle…en véritéphilippe

  5. papillon dit :

    Bonjour Philippe sache que ton ami Papillon te soutien et te suis dans ta démarche très courageuse…..tu vois avec l abnégation on arrive a remuer des montagnes…et tu vas arriver a tes fins j en suit sur….encore courage et bonne chance et A+++Jean Claude

  6. philippe dit :

    coeurs sans frontiéres vous souhaite unjoyeux noél 2009 dans tous les coeurs…que cette étoile brille pour tout le monde…cette douce nuit que nous attendons tous;rodinscot dit "philou "

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