HOllande c’est L’EUROPE et la France

François Hollande a tenu ce dimanche 22 janvier son premier grand meeting de campagne au Bourget (Seine-Saint-Denis), annoncé comme « un rassemblement de masse » avec quelque 20 000 personnes (revoir l’intégralité du discours en fin d’article).

>> Lire la liste des propositions de François Hollande

>> Lire notre décryptage : « François Hollande esquisse son programme »

Comme prévu, le candidat socialiste a d’abord donné une tonalité très personnelle à son discours. « Je revendique une simplicité qui n’est pas une retenue mais la marque de l’authentique autorité mon secret, que j’ai gardé depuis longtemps : j’aime les gens quand d’autres sont fascinés par l’argent. »

Sa conception de la présidence de la République. Sans jamais prononcer le nom de Nicolas Sarkozy, le candidat socialiste a commencé par rejeter le mode de gouvernance du chef de l’Etat depuis cinq ans. « Présider la République, c’est refuser que tout procède d’un seul homme, d’un seul raisonnement, d’un seul parti qui risque de devenir un clan, a déclaré François Hollande. Présider la République, c’est accepter de partager le pouvoir de nomination aux plus hautes fonctions, (…) c’est ne pas nommer le président ou les présidents des chaînes et des radios du service public, (…) c’est garantir l’indépendance de la justice en écartant toute intervention du pouvoir sur les affaires, en préservant la liberté de la presse, en protégeant ses sources d’information. Présider la République, c’est être impitoyable à l’égard de la corruption. »

Ses deux grandes dates : 21 avril 2002 et 10 mai 1981. L’ancien premier secrétaire du PS a évoqué le 21 avril 2002, jour où le candidat socialiste Lionel Jospin a été éliminé du permier tour de l’élection présidentielle au profit de Jean-Marie Le Pen : « une blessure que je porte encore sur moi, j’en ai encore la trace. J’en ai tiré toutes les leçons, moi je ne laisserai pas les ouvriers, les employés, aller vers une famille politique qui n’a jamais rien fait pour aider ces classes-là. Je ne laisserai pas une formation politique se présenter comme la voix du peuple alors qu’elle veut simplement se servir de lui. »

Il a ensuite évoqué une autre date mémorable pour lui, « plus heureuse celle-là » : le 10 mai 1981 et la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle. « J’avais 26 ans, je sais ce qu’elle a représenté pour tous ceux qui avaient attendu pendant des décennies l’alternance, a-t-il raconté. Pour autant, je ne veux pas verser dans la nostalgie. L’épopée de la gauche ne peut pas se réduire à des moments exceptionnels. Je veux installer la gauche dans la durée. Je veux voir notre bonheur le 6 mai

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